Salut !

Moi, c'est Geoffrey. J'ai 26 ans, et les rares fois où j'entends les infos, j'ai l'impression qu'on marche sur la tête, dans tous les domaines.

Pourquoi continuons-nous de faire comme avant? Pourquoi faut-il des vacances pour être heureux? Pourquoi les étudiants sont-ils si stressés? Pourquoi la vie semble-t-elle si bureaucratique? Pourquoi, à la question "Que fais-tu dans la vie?", nous répondons par un métier? Pourquoi tant de gens entretiennent-ils le même schéma qu'ils critiquent et dont ils souffrent?

Au fur et à mesure de ma vie et de mes expériences, j'essaie de tendre vers ce qui me correspond, vers ce qui me donne envie de me lever à l'aurore et d'embrasser la Vie, vers ce qui sonne Sens pour moi.

Aujourd'hui, je ne pourrais même pas vous dire quel est mon métier. J'ai un métier?

Mais j'ai identifié certains aspects importants de ma vie, par lesquels je souhaite, à mon humble échelle, faire bouger les choses, partager de nouvelles possibilités, donner foi ; bref, faire ma part, car il est trop facile de fermer les yeux. Nous sommes tous habitants du Monde. Lui, ne cessera d'être, quelle arrogance de penser que nous pouvons le détruire ; mais nous, comment y vivrons-nous...?

Combien d'entre nous se sont-ils sentis démunis face à la Vie. Nous savons résoudre des théorèmes et réciter des dates d'histoire, mais nous ne savons pas quoi faire de ce qui nous accompagnera toute notre vie : émotions, questionnement, recherche de sens ... Les étudiants que j'accompagne sont soulagés de pouvoir parler de leur stress, leur culpabilité, leurs doutes, leur avenir ; et surtout de voir qu'ils ne sont pas les seuls. Comme si ces sujets étaient tabous, et que l'école n'était qu'une machine à fabriquer des travailleurs ...

À l'heure où #StayAtHome prône, il est plus que jamais temps de questionner notre rapport à l'habitat.
Combien ont fui dans leurs résidences secondaires?

Combien ont du mal à vivre chez eux?

Pour combien n'est-il pas concevable de ne pas partir en vacances?

Au fond, est-ce normal d'avoir besoin de fuir son quotidien, de fuir son habitat?

Faudra-t-il toujours attendre une crise pour prendre conscience ;

et attendre qu'elle passe pour perdre conscience ?

Partir, se perdre, pour mieux se retrouver. Jamais autant qu'en voyage je n'ai pu identifier note conditionnement. Explorer le monde, pour s'explorer soi-même. Partir loin de sa zone de confort pour en étirer les frontières, loin de son champs de connaissance pour en agrandir étirer les limites. Il y a un an, tout partait en vrille pour moi. Alors je suis parti en Colombie. Le hasard m'aura fait vivre dans la quartier fragile de Las Colonias, avec la communauté indigène Arhuaco, avec un guérisseur aux portes de l'Amazonie, et traversé le désert de la Tatacoa. L'enseignement partagé a touché beaucoup de monde, c'est pourquoi la prochaine étape est l'édition d'un livre, autre aventure !

"Il n'y a pas de terres stériles, seulement des esprits stériles" disait Paulo Lugari. Aucune ressource n'est un déchêt, elle n'est qu'une richesse en dormance, et combien de richesses dorment dans de vieux greniers, dans les granges et les poubelles?! Et puis, ne marchons-nous pas sur la tête, quand on voit le prix du mobilier neuf imitant l'ancien, quand on a la même chose dans la cave la grand-mère ?! Naturellement, ponctuellement, je me suis mis à créer des éléments de décoration à partir de ce que mes voisins voient comme des déchêts.

Je suis plein de gratitude envers mes grands parents qui m'ont transmis le goût de la terre. Couper son bois et cultiver ses légumes est une source de profonde humilité et de prise de conscience, dont j'ai du mal à me passer, et du mal à comprendre pourquoi c'est encore si peu répandu, à l'heure où certains de battent dans les supermarchés. J'expérimente alors un autre mode de culture, qui me semble si naturellement sensé que  je ne comprends pas pourquoi il faudrait le définir par "agro-écologique" ou "permaculturel", mais simplement de naturel.

Un projet ? Une envie de collaborer ?

Des idées pour faire bouger les choses ?

g.celard@gmail.com

06 62 23 40 68

Les Côtes d'Arey, Isère, France

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"Il faut être le changement que nous voulons voir dans le monde!"

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